VélôToulouse à Colomiers : les faits, les votes, les responsabilités
La Ville de Colomiers vient d’annoncer officiellement l’arrivée des VélôToulouse à l’horizon septembre 2026, avec l’installation de 15 stations sur le territoire communal.
Cette décision constitue une bonne nouvelle pour les habitants et les usagers.
Elle ne saurait toutefois être correctement comprise sans rappeler les décisions budgétaires et les votes politiques qui ont conduit au retard de ce projet.
Un projet prévu pour 2025, puis reporté par un choix budgétaire
Colomiers faisait initialement partie des communes appelées à accueillir des stations VélôToulouse dans le cadre de l’extension métropolitaine du réseau, avec une mise en service prévue à la rentrée 2025.
En 2024, la majorité municipale conduite par la maire a fait le choix de différer ce projet, invoquant des contraintes financières.
Colomiers est alors devenue la seule commune de première couronne à se retirer du calendrier initial, alors même que le service était déployé dans six communes voisines.
Un report confirmé et acté lors du budget primitif 2025
Ce report n’a pas été une simple déclaration.
Il a été officiellement confirmé lors du Débat d’Orientation Budgétaire du 3 février 2025, puis formellement acté lors du vote du budget primitif, le 8 avril 2025.
- Ce budget, qui repoussait l’arrivée des VélôToulouse à 2027 au lieu de 2025,
- a été voté par l’ensemble du groupe “Esprit Colomiers”,
- y compris les élus communistes, aux côtés des élus socialistes et écologistes.
Avec Claude Berthollet, nous avons voté contre ce choix de repousser l’arrivée des Vélos en libres services. Nous les voulions comme annoncé et prévu initialement dès Octobre 2025.
Il s’agit d’un fait politique objectif, daté et vérifiable, inscrit dans les délibérations du Conseil municipal.
Octobre 2025 : la pression médiatique change la donne
À l’automne 2025, plusieurs articles de presse ont mis en lumière le retard pris par Colomiers et son isolement au sein de la métropole.
La municipalité a alors évoqué un « report et non une annulation », tout en repoussant encore l’échéance à 2027 ou 2028, en lien avec la future ligne C du métro.
Dans le même temps, Toulouse Métropole annonçait une renégociation globale du marché VélôToulouse, entraînant une baisse du coût pour l’ensemble des communes, sans distinction.
Décembre 2025 : un revirement et un vote pour 2026
C’est dans ce contexte que le Conseil municipal a finalement voté, en décembre 2025, l’installation de 15 stations VélôToulouse, pour un coût communal annoncé de 8 800 € par station et par an, soit environ 132 000 € annuels.
Cette baisse de coût résulte d’une décision métropolitaine, bénéficie à toutes les communes et ne remet pas en cause le fait que le retard initial est bien le produit d’un choix budgétaire local.
Une bonne nouvelle aujourd’hui, mais un an de perdu pour les habitants
L’arrivée des VélôToulouse à Colomiers est une avancée.
Mais elle intervient après au moins un an de retard, conséquence directe d’un budget voté par la majorité municipale dans toutes ses composantes.
Rappeler cette chronologie et ces votes n’est pas polémique.
C’est une exigence de transparence démocratique.
Notre rôle d’élus d’opposition est simple :
Dire les choses quand des choix pénalisent les Columérins, et obtenir des avancées concrètes pour la ville.
Sur ce dossier, les faits parlent d’eux-mêmes.
Thomas Lamy
Conseiller municipal et métropolitain de Colomiers
Citoyen engagé pour sa ville